
LE BILLET DE SAUVEGARDE RETRAITES
RSA : actif et retraités, vous allez encore trinquer !
La dernière trouvaille du gouvernement s'appelle le RSA (Revenu de solidarité active). Inspirée initialement par la réforme de l'Etat providence réalisée en 1996 par l'ancien président américain, Bill Clinton, qui préconise le passage de l'assistanat au travail, elle est appliquée aussi dans de nombreux autres pays européens. En France, elle risque de devenir une usine à gaz.
Pour financer le RSA, le gouvernement a choisi de créer une nouvelle taxe. Jusque-là rien de neuf sous le soleil, nos dirigeants, qu'ils soient de gauche ou droite, ont toujours fait preuve dans ce domaine d'une implacable continuité. D'ailleurs, depuis les élections du mois de mai 2007, pas moins de
15 impôts supplémentaires ont été inventés. C'est ce qu'on appelle avoir de la suite dans les idées.
On peut aussi ne pas s'étonner de l'incapacité du gouvernement à trouver 1,5 Mds d'euros d'économies sur plus de 1 000 Mds de dépenses publiques afin de financer le RSA. Nos politiques ont toujours été incapables de mettre de l'ordre dans les finances publiques.
Le grand problème vient du fait que la nouvelle taxe touchera les revenus de l'épargne. Un nouveau prélèvement de 1,1 % sera instauré sur les revenus du placement et ceux du patrimoine. Ces revenus proviennent principalement de loyers et de dividendes des plans d'épargne en actions et des contrats d'assurance-vie. Cela concerne des millions de Français : 12,5 millions de Français possèdent une assurance-vie, 2,2 millions perçoivent des revenus locatifs et 11 millions de Français détiennent des valeurs mobilières.
Après avoir constaté une diminution de leurs retraites, les Français assistent aussi à la diminution de leur épargne qui devait compléter leur maigre retraite. On a rarement fait mieux dans l'appauvrissement des retraités !
Si nos dirigeants veulent absolument trouver de l'argent pour cette « réforme » qui, d'après eux, devrait en fait combattre la pauvreté, pourquoi ne pas réformer les retraites du public en les alignant sur celles du privé ? Ainsi, parmi les dizaines de milliards d'euros d'économies on trouvera bien 1,5 Mds pour financer le RSA !
"Non à la taxation de notre épargne !"